Communiqué de presse relatif à la mise en examen de François Cuillandre.

[Envoyé le 18/10/19 à la presse (notamment Le Télégramme et Ouest-France), et toujours non publié… ]

   La mise en examen de François Cuillandre montre que l’enquête, qui avait d’abord conduit à sa garde-à-vue et à sa mise sur écoutes judiciaires, est menée avec rigueur et indépendance. Si le champ de la condamnation et de la sanction relève du domaine du droit et de la Justice, dans le domaine politique cette mise en examen soulève déjà de nombreuses questions.

   D’abord, le maire, c’est un fait, a menti à deux reprises au moins en conseil municipal : le 19 décembre 2018, lorsqu’il affirmait n’avoir pas de lien avec « Vivre à Brest » depuis 2001, puis le 23 avril 2019 lorsqu’il admettait une seule transaction vers son compte en 2008. Cependant, de son propre aveu, sa mise en examen porte sur un autre versement, de 2012.  Cette rupture totale de confiance dans la parole du premier édile avait justifié mon refus de siéger au dernier conseil municipal : en effet, poser des questions en tant qu’opposition, c’est un droit, mais celui-ci est bafoué lorsque les réponses sont mensongères !

   De plus, on apprend que la transaction portait sur un « prêt » que le maire n’aurait pas remboursé. De la part d’un élu dont la doctrine économique est le remboursement rapide des emprunts contractés par nos collectivités, quitte à grever les budgets de fonctionnement, c’est un comble ! L’austérité c’est donc pour les autres, pour nous autres.

   Enfin, il serait facile d’ironiser sur le docteur en droit fiscal qui ne rembourse pas un prêt contracté auprès d’une association au fonctionnement illégal à laquelle lui-même ne cotisait pas, et dans la caisse de laquelle son propre premier adjoint et bras droit se servait déjà allègrement avec l’aide de son autre bras droit, si la situation politique qui en résulte n’était pas aussi dramatique. Quelle confiance peut-on avoir dans le reste de la majorité PS, EELV, PCF, UDB… ? Etaient-ils au courant des malversations ? Vont-ils exiger la démission du maire comme ils avaient réclamé celles d’Alain Masson et de Jean-Luc Polard ?

   Cette démission est pourtant la seule option possible, pour un élu qui disait il y a presque un an à propos d’un autre élu mis en examen dans la même affaire : « il ne peut plus aujourd’hui assurer sereinement ses fonctions ».

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