« Décidément, en ce mois d’avril 2019, il ne fait pas bon être ou avoir été un secrétaire fédéral du Parti Socialiste du Finistère… »

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Décidément, en ce mois d’avril 2019, il ne fait pas bon être ou avoir été un secrétaire fédéral du Parti Socialiste du Finistère.

Le 9 avril, François Cuillandre, vous étiez placé en garde à vue sur décision du juge d’instruction dans le cadre d’une enquête pour abus de confiance et détournement de fonds publics. On apprenait également le 23 avril votre mise sur écoutes judicaires dans le cadre de cette même affaire.

Le 15 avril, c’est Jean-Jacques Urvoas, qui a été renvoyé devant la Cour de justice de la République pour « violation du secret professionnel ». En effet, il est soupçonné, alors qu’il était ministre de la Justice, d’avoir transmis des renseignements confidentiels à Thierry Solère, député du parti Les Républicain visé par une enquête pour fraude fiscale.

Et le 25 avril, la Justice a estimé qu’il n’était pas diffamatoire de dire que le secrétaire actuel, Vice-Président de cette métropole, Yohann Nedelec, déjà condamné en juin 2018 pour usurpation d’identité, est « soupçonné d’être au cœur d’un système corruptif ». La Justice a également estimé qu’il n’est pas diffamatoire de parler de « recrutement douteux » à propos de l’embauche de Renaud Sarabezolles au SIVU de l’Elorn, et qu’il n’est pas non plus diffamatoire d’affirmer que les manœuvres de Yohann Nedelec dans l’affaire du sentier côtier proche de son appartement sur la commune du Relecq-Kerhuon relevaient de « l’intérêt privé », et présentaient un « caractère constitutif des délits de corruption passive et de prise illégale d’intérêt ».

Ces affaires et ces soupçons ont un impact sur les travaux et la sérénité de notre Assemblée : l’annulation d’une partie de notre PLU suite à l’affaire du sentier côtier en est un exemple, la nouvelle Délégation de Service Public de transports en est un autre. En effet, des membres de la commission d’appel d’offre se sont abstenus en commission plénière sur le choix du nouveau délégataire, froissés d’avoir appris par la presse le choix déjà fait avant même la tenue de ladite commission. Simple erreur de timing, légèreté administrative, ou illégalité du procédé ? Quand le Vice-Président qui doit répondre à ces questions est par ailleurs celui-là même qui est « soupçonné d’être au cœur d’un système corruptif », il est difficile de croire à ses allégations rassurantes sur le sujet. Et quand on se rappelle que l’ancien Vice-Président aux transports de cette même Assemblée est aujourd’hui mis en examen pour abus de confiance, on est en droit de se demander vers qui se tourner dans l’équipe majoritaire pour avoir des réponses dignes de confiance.

Décidément, en avril 2019, la seule sortie honorable de cette lamentable fin de mandat serait la démission du Président. Mais pour cela, il faudrait un peu de fierté, un brin d’honneur, et un soupçon de valeurs.

 

Nous avons appris durant le conseil de métropole que les soucis de légalité soulevés par les fuites sur l’attribution de la Délégation de Service Public à la RATP-Dev faisaient l’objet d’un référé déposé par Kéolis, demandant notamment un accès aux contenus des débats de la commission d’appel d’offres et une reprise des travaux de cette commission. Plusieurs membres de la commission d’appel d’offre ont d’ailleurs confirmé en conseil avoir découvert le choix de la RATP-Dev … dans la presse.

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