Procès pour diffamation : la relaxe !!!

C’est avec joie et soulagement que j’ai appris aujourd’hui ma relaxe dans le procès pour diffamation que m’avait intenté Yohann Nedelec, maire du Relecq-Kerhuon, Vice-Président de la Métropole en charge des transports, et chef du Parti Socialiste du Finistère. C’est une victoire pour la liberté d’expression, aujourd’hui largement menacée par tous ceux qui envoient au tribunal leurs opposants politiques, les lanceurs d’alerte ou même des journalistes pour avoir osé s’exprimer ou pour avoir révélés des faits de corruption. Pire, ces procès-baillons sont ici financés par l’argent public.

Yohann Nedelec, qui est aujourd’hui prétendant déclaré à la mairie de Brest, me reprochait donc d’avoir écrit en avril 2017, au sujet d’une photo le montrant avec Renaud Sarabezolles, son premier adjoint et époux de la Présidente du Conseil départemental du Finistère, et Jean-Jacques Urvoas, alors ministre de la Justice : « Le ministre de la Justice pose oklm aux côtés d’élus soupçonnés d’être au cœur d’un système corruptif ».

Qu’il y ait soupçon d’implication de ces élus dans un système corruptif, nous avons pu le montrer dans les débats publics du procès, grâce à Maître Tewfik Bouzenoune qui a exposé les conditions dans lesquelles ce même Yohann Nedelec avait embauché ce même Renaud Sarabezolles à la direction du SIVU de l’Elorn dont Yohann Nedelec était aussi le président, embauche validée malgré l’absence de diplômes adéquats par le Centre de Gestion du Finistère, dont Yohann Nedelec était justement également le président.

J’étais poursuivie aux côtés de Jérôme Abbassene, lanceur d’alerte, également relaxé et qui avait dénoncé le « recrutement douteux » de M. Sarabezolles « par son ami », et l’absence de « diplôme légal ».  Jérôme Abbassene a également été relaxé pour ses propos dénonçant « l’intérêt privé », « le caractère constitutif des délits de corruption passive et de prise illégale d’intérêt » d’une autre affaire concernant le maire du Relecq-Kerhuon qui tente depuis de nombreuses années d’utiliser les moyens publics à sa disposition pour aménager un sentier qui le favoriserait personnellement. D’autres propos de Jérôme Abbassene, plus vifs et concernant les 4.5 millions d’euros d’emprunts toxiques du Conseil départemental , ont en revanche été jugés injurieux.

Le cumul des mandats et la concentration de quelques-uns à diverses positions de pouvoirs (mairie, organismes, parti politique) favorise des situations de favoritisme, de concussion, de népotisme, de prise illégale d’intérêt… Il est essentiel en démocratie de pouvoir le dénoncer, de pouvoir signaler les faits, et de pouvoir publiquement parler des soupçons qui pèsent sur certains élus.

 

EDIT :  J’ai fait une erreur dans le communiqué, en effet c’est Nathalie Sarabezolles qui apparaissait sur la photo, mais c’est Renaud Sarabezolles qui l’avait prise et diffusée sur les réseaux sociaux (notamment via son compte @Bezolles).

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