Conseil municipal du 7/02/19 : propos liminaires.

Monsieur le Maire, chers collègues,

je me réjouis des propos de soutien exprimés ici au mouvement populaire des Gilets Jaunes. En effet, les victimes des violences policières, les gilets jaunes menacés de sanctions pour avoir organisé la mobilisation, ont besoin de notre solidarité.  Nous vivons une grande crise politique et démocratique, et la mobilisation de tous est essentielle. De plus, à cette crise politique s’ajoute une crise morale majeure.

Au niveau de l’Etat, le feuilleton Benalla tourne au scandale national, qui aurait fait démissionner n’importe quel gouvernement dans un pays démocratique.

Au niveau départemental, l’ancien maire socialiste de Brest et ancien président du conseil général, Pierre Maille, est renvoyé devant le tribunal correctionnel dans une affaire de marchés publics.

Au niveau local, vos deux bras droits ont été impliqués dans l’affaire des indemnités des élus socialistes, qui touche directement de nombreux membres de cette assemblée.

Au niveau local encore, Monsieur le Maire, vous avez été mis en cause par le magazine Marianne pour des marchés problématiques passés dans le cadre des fêtes maritimes de Brest 2016, et vous avez refusé de répondre ici même aux questions sur le sujet.

Face aux journalistes et lanceurs d’alertes, la réponse est partout la même : perquisition à Médiapart, procès en série contre la presse d’investigation, d’Elise Lucet à Fabrice Arfi, procès en diffamation contre les femmes et les journalistes qui ont dénoncé les agressions sexuelles de Denis Baupin…

Et ici-même, procès à Quimper contre le lanceur d’alerte qui a démontré que l’achat de sa permanence et d’un appartement par l’ancien député socialiste Jean-Jacques Urvoas a été fait avec un montage financier aujourd’hui interdit ; procès contre les journalistes du magazine Marianne et moi-même pour avoir publié et relayé l’affaire Brest 2016. Nous avons certes gagné l’an dernier ce procès, et Rivacom, la filiale du Télégramme impliquée dans les articles, a été condamnée à payer nos frais de justice. Ces procès-baillons sont une honte contre ceux qui les intentent.

A ce propos, celui qui se pose en futur maire de Brest, Yohann Nedelec, chef de file des socialistes du Finistère, nous envoie au tribunal le 14 février prochain *, pour avoir signalé les soupçons qui pèsent sur lui suite à l’embauche de son propre premier adjoint, Renaud Sarabezolle, élu métropolitain, époux de la présidente socialiste du conseil départemental, à la tête du SIVU de l’Elorn, embauche validée par le centre de gestion du Finistère dont le même Yohann Nedelec était le président. Là encore, une enquête préliminaire est ouverte, là encore, ce sont ceux qui dénoncent les abus qui se retrouvent face aux juges.

Mais il y a de quoi se réjouir, espérer, même. En effet, si les propos tenus ici sur a démocratie et la transparence sont sincères, alors je suis certaine que ces pratiques appartiennent au passé, et que le politique va retrouver son honneur.

 

* le 14 février, au Tribunal de Grande Instance à 13h30.

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