« Pas de Guérin sans Avenir ! « 

Nous étions tout un quartier hier soir à être venus dire notre opposition au projet de crèche sur le site de l’Avenir.  Avec parfois de la colère, devant l’immense gâchis et la violence symbolique d’un pouvoir qui nie l’existence même du lieu tel qu’il est vécu aujourd’hui par les habitants, nous avons égrené les raisons de nos attachements divers à la salle de l’Avenir et les arguments contre sa destruction.

Bien sûr, de ces arguments, de ce moment collectif fort et galvanisant, le Télégramme, par la voix de celui qui vend plus de DVD en imitant l’accent brestois qu’il ne gagne de prix Albert Londres par son travail de journaliste, ne dit presque rien. Pire, dans un récit dramatique, il met en scène des habitants nombreux et agressifs face à une élue seule et christique, accomplissant, dit-il, son « chemin de croix ».

Renversant la situation d’habitants sans autre force que leur détermination face au pouvoir et à ses représentants, Steven Le Roy écrit un conte où l’élue serait une princesse en danger, que le représentant d’une des plus grosses structure associatives de la ville viendrait heureusement sauver à la fin. Et dans ce conte, je suis la sorcière, ou peut-être juste la méchante sœur, la traîtresse en tout cas, celle qui s’en prend à l’élue personnellement et la « menace ».

La menacer ? mais de quoi me direz-vous ? D’une « saisie de la justice pour prise illégale d’intérêt ».

Et pourquoi ? Oh, pour trois fois rien, pour si peu d’ailleurs que le Télégramme ne prend même pas la peine de le signaler.

Celle qui est adjointe au maire à la Petite Enfance depuis 2008, a juste admis hier soir que son père a bien été, depuis 18 ans et jusqu’à cette année, le président de l’association qui veut imposer sa crèche à la place de l’Avenir.

« Il était une fois…. »

 

5 réflexions sur “« Pas de Guérin sans Avenir ! « 

  1. Steven Le Roy

    Ma chère Julie,
    Tu as des interprétations bien singulières et des méconnaissances de notre profession bien embêtantes. D’une, je ne vends plus de DVD. De deux, je suis bien au courant qu’en travaillant au Télégramme, en qualité de localier, d’ouvrier de la presse si je peux me permettre, je ne gagnerai jamais de prix Albert-Londres. J’observe avec un demi-sourire qu’il faudrait donc faire partie de l’aristocratie de la presse, celle qui dispose d’un an pour faire un papier pour te plaire. Fermons cette parenthèse qui je le sais, visait davantage à me courroucer qu’à apporter une information fiable. Il n’était pas question dans ce papier d’attribuer les rôles des gentils et des méchants. J’ai juste signalé que Karine Coz-Elleouet était un peu seule contre tous. Dans la première phrase de mon chapeau, je signale d’ailleurs qu’elle a dû être surprise de ne trouver aucun soutien dans l’assistance. Le chemin de croix doit donc être entendu comme un locution familière montrant la difficulté d’une personne dans une situation donnée et non comme une image biblique. J’aurais pu choisir d’autres mots. Mais le temps et la place dont je disposais alors semblent être des contingences dont tu ignores jusqu’à l’essence. Le travail doit t’être étranger.
    Je sais bien que Le Télégramme est à tes yeux le suppôt du pouvoir, des pouvoirs divers. Un adversaire permanent qui se permet de ne pas être d’accord en permanence, de ne pas être un manifeste adhérant aux dogmes d’ici et de là. Je m’en réjouis, et avec mes maigres capacités que tu ne manques pas de souligner avec hargne, je défends ce titre qui m’emploie. Ce titre qui, quand j’avais été maladroit il y a quelques années, m’avait permis de te faire réagir pour le contrepoint.
    Me donner tant d’importance pour un papier que je juge équilibré, ayant donné la parole aux uns et aux autres (il n’avait pas d’autres ambitions, après avoir laissé une page au PL Guérin et être revenu souvent à l’Avenir quand je n’en étais plus chassé) me laisse pantois mais me flatte, d’une certaine façon. Je pense que je pourrais écrire que la terre est ronde que tu y trouverais malice. Je pense que je ne pouvais pas écrire ce que tu as dit sur la prise illégale d’intérêt sans risquer un procès en diffamation. Je n’avais ni le temps, ni les moyens de vérifier 1/ que la fonction du père de Karine Coz entrait dans le domaine de la loi et 2/ qu’elle siégeait réellement au CA de Don Bosco. Je te laisse sur cette réponse, sachant déjà qu’elle ne te convaincra pas. Car le débat ne vaut qu’en présence de débatteurs de bonne foi.
    Bien à toi et joyeuses fêtes aux tiens.
    Steven

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  2. Alexandre Lhomme

    Puisque tu nous fais l’honneur de ta présence en cet espace de discussion, pourrais-tu, entre deux envolées sur ton statut de soutier de l’information locale qui voudrait bien enquêter mais ne peut point faute de moyens, m’expliquer ceci :

    Comment les propos d’un riverain, qui avoue très exactement « Je ne suis pas brestois de longue date, je n’ai pas le profil Avenir tel qu’il est actuellement » (vidéo à l’appui : https://www.youtube.com/watch?v=89YyPGFeapo&feature=youtu.be) peuvent-ils se transformer, sous ta plume, en « que personne ne peut soupçonner d’être d’extrême-gauche » ?

    Merci d’avance.

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